Quand juin laisse place à juillet, Düsseldorf change. Les premières vraies semaines de chaleur s'annoncent, l'asphalte garde la chaleur, et la vie se déplace peu à peu vers l'eau. C'est le moment de penser la ville autrement : plus tôt, plus lentement et toujours avec le Rhin en vue.
Les jours les plus chauds, je commence la matinée au bord du fleuve, avant que le soleil ne déploie toute sa force. La Rheinuferpromenade est alors fraîche et calme, et une promenade au bord de l'eau met de l'ordre dans la journée avant l'arrivée de la chaleur. Qui part tôt garde pour lui les plus belles heures.
À la mi-journée, je cherche l'ombre et le silence. Le Hofgarten est une chance en juillet : grands arbres, allées fraîches et assez d'espace pour échapper à la chaleur. Quand le soleil cogne le plus fort, les intérieurs frais de la ville sont le meilleur choix, d'une galerie à un café tranquille où le temps ralentit.
Le soir revient au Rhin. Pendant les semaines de chaleur, toute la ville rejoint la rive, les marches, les prairies et les ponts d'où l'on voit le coucher de soleil sur l'eau. La promenade devient un lieu de rendez-vous, et pourtant il reste assez de place pour trouver son propre coin tranquille.
Qui cherche plus d'espace change de rive du Rhin en juillet. Les prairies d'Oberkassel sont, les jours chauds, un lieu doux et ouvert, où le vent vient de l'eau et où le regard traverse le fleuve pour revenir vers la ville. Un simple pique-nique à l'ombre d'un arbre vaut souvent mieux que tout programme, et l'après-midi s'étire de lui-même.
Juillet à Düsseldorf ne demande pas un programme chargé, mais le sens du rythme de la journée. On suit l'ombre, on boit assez d'eau et on se laisse guider par le fleuve. Ainsi, même les semaines les plus chaudes deviennent légères, et la ville montre un visage détendu et estival que j'aime particulièrement.


